Un cabinet dentaire belge peut-il encore se passer d'un logiciel en 2026 ?

Il y a encore quelques années, un cabinet dentaire belge pouvait fonctionner très bien avec un agenda papier et des dossiers dans des classeurs. Ce n'était pas idéal, mais ça tenait. En 2026, plusieurs choses ont changé en même temps, et la question mérite d'être posée franchement : est-ce que ça tient encore ?

D'un côté, il y a la réglementation. L'attestation de soins électronique est obligatoire depuis le 1er septembre 2025, reliée à l'INAMI et à MyCareNet. Un cabinet qui gère encore sa facturation à la main doit désormais faire cohabiter deux mondes : le papier qu'il connaît, et l'électronique qu'on lui demande. De l'autre côté, il y a les patients, qui s'attendent à pouvoir prendre rendez-vous en ligne, recevoir un rappel par SMS, et ne plus répéter trois fois leur numéro de mutuelle à chaque visite.

Un cabinet peut choisir de continuer sans logiciel. Ce n'est pas interdit. Mais cela veut dire porter, à la main, tout ce qu'un logiciel ferait automatiquement : suivre l'agenda de plusieurs praticiens, retrouver un dossier en quelques secondes, relancer les rendez-vous manqués, classer les radios, et rester en règle avec les évolutions de la facturation électronique. Chaque tâche, prise seule, semble gérable. Additionnées sur une semaine, elles représentent des heures qui ne sont ni du soin, ni du repos.

Imaginez deux cabinets similaires, l'un digitalisé, l'autre non. Sur une année, le premier ne travaille pas plus. Il passe simplement moins de temps à chercher, relancer et corriger à la main ce que le second refait chaque semaine.

← Tous les articles · Essai gratuit 30 jours