Ce que la loi belge attend d'un logiciel de gestion de cabinet dentaire

La loi ne demande pas à un cabinet dentaire d'avoir le plus beau logiciel. Elle demande des choses plus simples, et plus strictes : protéger les données des patients, pouvoir dire qui a consulté quel dossier et quand, et s'adapter aux nouvelles obligations administratives quand elles arrivent. Un logiciel choisi uniquement pour son prix ou son esthétique ne coche pas forcément ces cases.

Le règlement européen sur la protection des données, le RGPD, s'applique pleinement aux cabinets dentaires. Cela veut dire un hébergement sécurisé, des données chiffrées, un accès strictement limité au personnel du cabinet, et une trace de qui a fait quoi dans le dossier d'un patient. Ce ne sont pas des détails réservés aux informaticiens : en cas de contrôle ou d'incident, c'est le cabinet, pas l'éditeur du logiciel, qui doit pouvoir répondre.

Depuis septembre 2025, l'attestation électronique est devenue obligatoire en Belgique. C'est un changement de fond : les outils utilisés au quotidien doivent pouvoir évoluer vers ce nouveau fonctionnement, plutôt que de rester figés sur d'anciennes habitudes. Un logiciel qui ne prévoit pas cette évolution laisse le cabinet gérer seul une transition qui concerne pourtant tout le secteur.

Poser la question à son éditeur de logiciel n'a rien d'agressif. Où sont hébergées mes données ? Qui peut les consulter ? Comment le logiciel prépare-t-il l'évolution vers l'attestation électronique ? Un cabinet qui pose ces questions avant de signer s'évite bien des mauvaises surprises plus tard.

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